le fait que les femmes totalisent des périodes de cotisation inférieures à celle des hommes et que leur montant de pension reflète des salaires moins élevés qui a justifié l’introduction des droits familiaux et conjugaux au fil des générations.
Les inégalités entre les pensions des femmes et des hommes sont liées essentiellement à la combinaison des deux facteurs principaux :
– Les femmes possèdent des durées d’assurance plus courtes. Cette différence avec les hommes est liée aux interruptions de carrière et périodes d’activité à temps partiel caractérisant davantage les parcours professionnels féminins ;
– Le montant des rémunérations accordées aux femmes est globalement inférieur à celui des hommes pouvant s’expliquer mathématiquement par une durée de travail inférieur mais surtout du poids d’inégalités constatées entre hommes et femmes dans la vie professionnelle et ainsi tout au long de la carrière. Les femmes occupent encore des emplois moins qualifiés que les hommes dans l’ensemble. Et même qualification et responsabilités égales et à secteur d’activité identique, elles sont 4,3 % moins payées qu’eux.