Il est temps de prendre en compte la gravité des violences qui sont perpétrées très majoritairement contre les femmes et les enfants. Il est temps de reconnaître leur caractère systémique dans une société patriarcale. Les féministes et les enfantistes le réclament depuis les années 1970.
Face à ces revendications, les pouvoirs successifs n’ont opposé que des mesures et des lois parcellaires, dictées par l’urgence d’affaires successives qui continuent de secouer l’opinion publique.
Depuis trois semaines, un mouvement sans précédent traverse notre pays, place Vendôme, devant les tribunaux et les préfectures, pour demander qu’enfin de véritables transformations aient lieu. Face à l’accumulation des affaires de violences sexuelles qui touchent les enfants et les femmes, les citoyen.ne.s demandent des actes en urgence.
Nous connaissons les solutions !
Il est temps de changer de paradigme, de répondre par une loi-cadre intégrale à des violences omniprésentes qui bouleversent radicalement la vie des victimes, enfants ou adultes.
La prévention et l’éducation, notamment avec l’EVARS à l’école, sont fondamentales. Mais aussi l’accompagnement des victimes, la prise en compte de leur santé physique comme psychique, la garantie d’un parcours pénal protecteur et respectueux de leurs besoins, la prévention, la lutte contre la récidive et la réparation.
Sans passer sous silence les violences invisibles et donc inaudibles : au travail, dans la rue, dans le cabinet du gynécologue ou les mutilations sexuelles.
L’impunité doit cesser !
C’est pour cela que nous, féministes et enfantistes, avons élaboré ensemble une loi-cadre intégrale qui prend en compte l’ensemble de ces aspects. Elle s’appuie sur l’expérience de toutes les associations qui viennent en solidarité aux victimes.
Une coalition parlementaire transpartisane à l’Assemblée nationale a élaboré une proposition de loi à partir de ces éléments, en étroite collaboration avec les associations expertes. Elle est déposée depuis début décembre sur le bureau de l’Assemblée. Depuis lors nous demandons sa mise à l’ordre du jour. Nous demandons aussi les moyens financiers nécessaires à sa mise en oeuvre : 3 milliards d’euros par an.
Le premier Ministre, Sébastien Lecornu, vient de déclarer qu’elle serait débattue en octobre, tout en limitant immédiatement sur X sa portée.
Féministes et enfantistes, nous savons que la surenchère répressive prônée par l’extrême-droite et la droite extrême ne protégera ni les femmes ni les enfants.
Castration chimique, perpétuité réelle, rétablissement de la peine de mort. Ni la répression aveugle, ni la surenchère verbale, ni la politique du fait divers, n’ont jamais empêché les crimes et les délits.
Ces propositions ignorent de surcroît les besoins et les droits des victimes, réduites au rôle de prétexte dans des stratégies politiques conservatrices et réactionnaires.
C’est une loi-cadre intégrale qu’il nous faut.
NOUS MARCHERONS PARTOUT EN FRANCE
CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES,
POUR CETTE LOI ET DES MOYENS
LE 4 JUILLET ET TOUT LE TEMPS QU’IL LE FAUDRA.
NOUS NE LÂCHERONS PAS !
A Strasbourg, le départ de la marche se fera à 15h00 devant le tribunal judiciaire, quai Finkmatt
Pour lire le communiqué de la FSU, Une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles : une urgence sociale ! cliquez ici.
Pour prendre connaissance des 2 livrets pour comprendre, identifier et agir contre les violences sexistes et sexuelles au travail (VSST) et les violences sexuelles faites aux jeunes rédigés par le secteur femme de la FSU, cliquez sur les liens suivants :
Le livret Violences sexistes et sexuelles au travail : cliquez ici
Le livret Violences sexuelles faites aux mineur·es : cliquez ici.
La FSU vous propose aussi un Violentomètre afin de sensibiliser, d’informer et d’accompagner les personnels : cliquez ici.
BAS-RHIN