Le Conseil Supérieur de l’Education (C.S.E.) s’est récemment prononcé pour le programme d’Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et à la Sexualité avec 60 voix pour (dont celles des organisations représentatives des personnels) et 0 contre. C’est une avancée significative pour l’Ecole, les élèves et ses personnels !
Car ce programme est indispensable : c’est un levier essentiel pour favoriser la connaissance et l’estime de soi, les relations saines et faire reculer les violences sexistes et sexuelles, les violences intrafamiliales comme les discriminations de genre. Il mêle les dimensions éducative et citoyenne pour permettre aux élèves de se connaître, de connaître les autres mais aussi de grandir comme citoyens éclairés dans une société complexe. Le programme est encore perfectible, notamment parce qu’il n’aborde que trop tardivement dans la scolarité des notions essentielles telles que les « LGBTIphobies » et « l’identité de genre » ; cependant nous nous réjouissons de leur introduction dans les textes.

Il y a maintenant urgence à ce que l’EVARS soit effective dans les écoles, collèges et lycées, tout comme les trois séances par an d’éducation à la sexualité. La CIIVISE le rappelait l’an dernier : nous avons en moyenne trois enfants par classe victimes d’inceste ! Le procès de Mazan, ou encore l’affaire Bétharram et Le Scouarnec, le rappellent chaque jour : la notion de consentement doit être enseignée pour être mieux comprise et appréhendée par les jeunes.

L’EVARS a un contenu évolutif, adapté à chaque âge de la scolarité  :

Nous rappelons que ce programme doit être concrètement mis en oeuvre : le Ministère doit soutenir et protéger sans ambiguïté les personnels. Il doit dégager les moyens de formation nécessaires afin de faire de l’EVARS un outil efficace pour la formation des enfants et des jeunes.

Sur ce sujet, comme sur d’autres, l’École de la République ne doit jamais reculer face à la pression et aux intimidations !