Les condamnations du tribunal judiciaire de Paris rendu le 31 mars dans l’affaire des emplois fictifs des assistants parlementaires du Front national suscite de nombreuses remises en cause de l’autorité judiciaire, des attaques et menaces personnelles contre les magistrat·es qui ont rendu la décision, dans le respect du droit, en collégialité.
La FSU apporte son soutien aux magistrat·es qui sont la cible de ces menaces et qui doivent désormais vivre sous protection. C’est un signal révélateur et inquiétant de l’état de notre démocratie.
La FSU dénonce les remises en cause de l’indépendance de la justice et les tentatives de discréditer l’autorité judiciaire. Il n’y a pas de « gouvernement des juges », mais des professionnel·les qui « mandent et ordonnent au nom du peuple français ». La FSU rappelle que le service public de la justice assure un égal accès de tous, à la justice, sans privilège de classe, ni discrimination et se prononce en nos noms. Les élu·es ne sont pas à l’abri de la loi qui doit s’appliquer également à tous.