La participation de la FSU aux ateliers de Grenelle se solde par le constat de l’impossibilité de faire avancer des propositions du fait même du dispositif choisi : il n’était pas question d’une concertation, mais bien d’une opération de communication sur des visions déjà arrêtées et peu ouvertes au dialogue. La parole des personnels au travers de celle de leurs représentants syndicaux est peu écoutée, submergée par celles “d’experts” soigneusement choisis par le ministère, dont certains n’ont pour seule expérience de l’école que de l’avoir fréquentée durant leur jeunesse, assurés pourtant de détenir les solutions malgré leur méconnaissance évidente du système scolaire et de ses réalités.

Le colloque du 1er décembre a offert une démonstration inquiétante de partialité et d’absence du « regard croisé » annoncé par le ministère. Dans une période où la confiance des enseignant-es à l’égard du ministère est largement éprouvée, comme l’a à nouveau montré l’enquête d’opinion IPSOS-FSU, le Grenelle de l’éducation continue à creuser l’écart entre les intentions ministérielles et les attentes réelles des personnels, tant sur le plan du métier que sur celui des rémunérations.

C’est pourquoi la FSU et ses syndicats nationaux ont décidé de quitter ces discussions.

Dès le 18 novembre, la FSU interrogeait les annonces du ministère : avec ses propositions, Blanquer pensait-il vraiment revaloriser les personnels? Ne leur témoignait-il pas plutôt son mépris? Pour relire les propositions de Blanquer, c’est ici …

 

C’est une toute autre politique que les personnels attendent. C’est pourquoi, en intersyndicale, la FSU se mobilise pour les salaires, les conditions de travail, les postes. L’intersyndicale Educ a d’ores et déjà prévu une journée de mobilisation et de grève nationales le mardi 26 janvier 2021.

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